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Hernie discale : votre corps sait la résorber, et vous pouvez reprendre confiance dans votre dos

Un médecin a prononcé le mot « hernie discale » devant votre IRM, et depuis, chaque geste se prépare. Vous soulevez le sac de courses avec méfiance et vous hésitez à prendre votre petit-fils dans les bras. Les études qui suivent ces hernies à l'IRM racontent pourtant une autre histoire : avec le temps, le corps en résorbe souvent une partie, parfois la totalité.

Un disque qui déborde, et une vie qui se met en pause

Entre deux vertèbres lombaires se trouve un disque, un noyau gélatineux entouré d'un anneau fibreux, qui amortit chacun de vos pas. Dans une hernie discale, une partie de ce noyau déborde de l'anneau et vient au contact d'une racine nerveuse. Le nerf irrité transmet une douleur qui descend dans la fesse, derrière la cuisse, parfois jusqu'au pied : c'est la sciatique.

Le quotidien s'organise alors autour de cette douleur. Enfiler une chaussette ou reculer en voiture devient une épreuve. Puis le mot « opération » s'installe, et la balade du dimanche avec les petits-enfants passe à la trappe.

Ce réflexe de protection a un coût : quand vous bougez moins, le corps se déconditionne et la peur gagne du terrain. L'image qui a déclenché cette peur évolue pourtant avec le temps.

Schéma d'un disque lombaire vu d'en haut : le noyau traverse l'anneau fibreux et vient toucher une racine nerveuse, à côté du canal rachidien
Une hernie discale : le noyau du disque sort de son anneau et peut irriter une racine nerveuse. Schéma de la Clinique de la Colonne.

Votre corps sait résorber une hernie

Pour mesurer ce que devient une hernie, des chercheurs ont répété l'IRM chez des patients traités sans chirurgie. Une revue systématique de 31 études (Chiu et coll., Clinical Rehabilitation, 2015) calcule, pour chaque type de hernie, la probabilité de résorption spontanée.

70 %
des hernies de type extrusion (une partie du disque a franchi son anneau) diminuent spontanément sous traitement conservateur (Chiu et coll., Clinical Rehabilitation, 2015).

Plus la hernie est volumineuse, plus elle se résorbe souvent

Part des hernies lombaires qui diminuent spontanément à l'IRM de contrôle, sans chirurgie. Source : Chiu et coll., Clinical Rehabilitation, 2015. Chaque cas est individuel, les résultats peuvent varier.

Les hernies les plus spectaculaires à l'IRM sont celles qui régressent le plus souvent : un fragment du disque a franchi son anneau (extrusion) ou s'en est détaché (séquestre). Cette régression va jusqu'à la disparition complète pour 43 % des séquestres et 15 % des extrusions.

Hernies qui disparaissent complètement à l'IRM

Part des hernies entièrement résorbées sous traitement conservateur. Source : Chiu et coll., Clinical Rehabilitation, 2015.

Une méta-analyse plus récente (Zou et coll., Clinical Spine Surgery, 2024), sur 2 233 patients traités sans chirurgie, retrouve une résorption chez 70 % d'entre eux, surtout dans les 6 premiers mois.

« Le chiropracteur affirme que C'EST une entité VIVANTE, lui reconnaissant la capacité exclusive de ramener l'anormal au normal, la maladie à la santé. » B.J. Palmer, *Palmer's Law of Life* (1958)

Pour B.J. Palmer, cette « entité vivante » est l'intelligence innée du corps, celle qui lui permet de s'auto-guérir. La résorption d'une hernie discale en donne un exemple concret. Le fragment de disque sorti de sa place déclenche une réaction inflammatoire : des cellules du système immunitaire, les macrophages, s'y infiltrent et le dégradent, aidées par de nouveaux petits vaisseaux qui se forment autour (Yu et coll., Arthritis Research & Therapy, 2022).

Résultats issus d'études publiées, aux dates indiquées, observés sur des groupes de patients. La chiropratique ne traite ni ne guérit de maladie ; elle aide le corps à mieux fonctionner.

Une IRM qui vous inquiète ? Le bilan complet remet votre image en perspective, avec votre examen clinique et votre histoire.

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Des IRM de personnes sans douleur montrent souvent un disque qui déborde

Une revue de 33 articles sur 3 110 personnes sans aucune douleur (Brinjikji et coll., 2015) retrouve une protrusion discale (un disque qui déborde un peu de sa place) chez 29 % des personnes de 20 ans et chez 43 % de celles de 80 ans.

Chez des personnes sans aucune douleur, l'IRM montre souvent un disque qui déborde

Prévalence à l'IRM chez des personnes asymptomatiques. Source : Brinjikji et coll., American Journal of Neuroradiology, 2015.

Un disque qui déborde fait donc partie du paysage de nombreux dos qui ne font pas mal. La HAS ne recommande d'ailleurs pas d'imagerie lors d'une poussée aiguë de lombalgie sans signe d'alerte, car l'image et les symptômes ne coïncident pas toujours. Votre examen clinique donne à l'image son sens.

Les signes qui demandent un avis médical urgent

Certains signes imposent une réaction immédiate :

Ils évoquent un syndrome de la queue-de-cheval, une urgence : appelez le 15.

Ce que l'ajustement vertébral apporte

Votre corps fait le travail de résorption. L'ajustement vertébral redonne du mouvement aux articulations de la colonne autour de la zone concernée, pour que votre dos retrouve ses moyens. Pour la lombalgie qui dure, notre dossier sur la lombalgie chronique détaille ce que recommande l'OMS. Quand la douleur descend dans la jambe, notre article sur la sciatique réunit les essais réalisés en chiropratique.

Un bilan complet pour repartir sur de bonnes bases

À la Clinique de la Colonne, tout part d'un bilan complet : une analyse posturale en 3D et des tests neurologiques (force et sensibilité de la jambe). Il situe la douleur et vous oriente vers un médecin dès qu'un signe l'exige. À Fenouillet, au nord de Toulouse, comme à Rabastens, l'objectif reste concret : porter de nouveau vos petits-enfants.

Quelques repères dès aujourd'hui

  1. Gardez le mouvement, par petites étapes. Marchez quelques minutes, plusieurs fois par jour. La HAS (2019) cite l'activité physique comme traitement principal de la lombalgie commune.
  2. Faites le point sur votre colonne. Un bilan complet, avec tests neurologiques de la jambe, situe la douleur et dit si un ajustement vertébral est indiqué ou si un avis médical s'impose.
  3. Suivez l'évolution de votre jambe. Force du pied, sensibilité, rythme des douleurs : ces repères aident votre médecin à décider.

⚠️ Appelez le 15 ou rendez-vous aux urgences en cas de difficulté à uriner, de perte de contrôle des urines ou des selles, d'engourdissement du périnée (la zone qui touche une selle) ou de perte de force brutale ou croissante dans une jambe : ces signes évoquent un syndrome de la queue-de-cheval. Une douleur qui s'aggrave au repos et la nuit, une fièvre ou un amaigrissement inexpliqué demandent aussi un avis médical rapide. La décision d'opérer relève uniquement du médecin.

Questions fréquentes

La résorption est fréquente, et elle varie selon le type de hernie. Dans la revue de Chiu et coll. (2015), elle concerne 96 % des séquestres, 70 % des extrusions, 41 % des protrusions et 13 % des bombements. L'essentiel se joue dans les 6 premiers mois (Zou et coll., 2024). Chaque cas est individuel, les résultats peuvent varier. Une douleur de jambe très forte ou une perte de force relèvent d'un avis médical sans attendre.
Non. Dans la revue de Brinjikji et coll. (2015), qui porte sur 3 110 personnes sans aucune douleur, 29 % des personnes de 20 ans et 43 % de celles de 80 ans avaient une protrusion discale à l'IRM.
Le bilan complet détermine si votre situation relève de l'ajustement vertébral ou d'un avis médical. Notre dossier sur la lombalgie chronique détaille les recommandations de l'OMS, et notre article sur la sciatique les essais réalisés en chiropratique. Chaque cas est individuel, les résultats peuvent varier. Le chiropracteur vous oriente vers un médecin dès que les signes l'exigent.
Les consultations chiropratiques sont remboursables par de nombreuses mutuelles, selon votre forfait et votre contrat « médecines douces ». Vous recevez une facture après chaque visite, à transmettre à votre mutuelle.

Sources

  1. Chiu, C.-C., Chuang, T.-Y., Chang, K.-H., Wu, C.-H., Lin, P.-W., & Hsu, W.-Y. (2015). The probability of spontaneous regression of lumbar herniated disc: A systematic review. Clinical Rehabilitation, 29(2), 184-195. ↗
  2. Zou, T., Liu, X.-Y., Wang, P.-C., Chen, H., Wu, P.-G., Feng, X.-M., & Sun, H.-H. (2024). Incidence of spontaneous resorption of lumbar disc herniation: A meta-analysis. Clinical Spine Surgery, 37(6), 256-269. ↗
  3. Yu, P., Mao, F., Chen, J., Ma, X., Dai, Y., Liu, G., Dai, F., & Liu, J. (2022). Characteristics and mechanisms of resorption in lumbar disc herniation. Arthritis Research & Therapy, 24(1), 205. ↗
  4. Brinjikji, W., Luetmer, P. H., Comstock, B., Bresnahan, B. W., Chen, L. E., Deyo, R. A., Halabi, S., Turner, J. A., Avins, A. L., James, K., Wald, J. T., Kallmes, D. F., & Jarvik, J. G. (2015). Systematic literature review of imaging features of spinal degeneration in asymptomatic populations. American Journal of Neuroradiology, 36(4), 811-816. ↗
  5. Haute Autorité de santé. (2019). Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune [Fiche mémo]. HAS. ↗

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Reprenez confiance dans votre dos

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